• Principe personnaliste

    La présente page fait partie d'une série exposant les grandes lignes de la doctrine sociale de l’Église (catholique) et montrant, notamment, la promotion que fait celle-ci du respect, et donc de la liberté de chaque personne humaine. Cette série s'appuie sur le compendium de la doctrine sociale de l’Église, dont elle reprend différents passages (en rouge, ceux qui parlent plus particulièrement de liberté).
    Le principe personnaliste est exposé au chapitre 3 ("La personne humaine et ses droits") du Compendium, parties I à III (articles 105 à 151). Les chapitres 3 et 4 sont de nature très doctrinale : c'est là que sont présentés les principes et valeurs de la DSÉ.

    Résumé de Syndicatho : le principe personnaliste est le principe de base, le fondement de la Doctrine Sociale de l'Église. Il affirme que toute personne humaine ayant été créée par Dieu à son image, dispose, de ce fait, d'une intangible et inconditionnelle dignité. Celle-ci exige que des droits naturels de l'homme (vie, liberté, propriété,...) soient respectés et qu'il agisse selon des choix conscients et libres.

     

    Masque Antique LACMA M.2008.40.154.20

     

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    Voici une citation, tirée du Compendium de la DSÉ, qui exprime remarquablement ce principe : 

    « L'homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image (...) La dignité de l'homme exige donc de lui qu'il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d'une contrainte extérieure » (Comp., 135).

    L'exigence d'absence de contrainte extérieure est confirmée par d'autres passages du Compendium :

    « Tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit ... » (Comp., 155).

    « La société et l'État ne doivent pas contraindre une personne à agir contre sa conscience, ni l'empêcher d'agir en conformité à celle-ci  » (Comp., 421).

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