• La crise de la Covid-19 : une conséquence de la contrainte étatique ?

    Torture, hier, aujourd'hui et demain. Crédit photo : archer10 (Dennis) sur Visualhunt.com

    Torture, hier, aujourd'hui et demain -  Crédit photo : archer10 (Dennis) sur Visualhunt.com

     

    L'État, parce qu'il a recours à la contrainte, ne respecte aucun des principes de la DSÉ. Ceci a des conséquences extrêmement néfastes, comme l'a remarquablement illustré, je crois, cette crise ayant débuté au premier semestre 2020.

    Face à cette menace d'un virus inconnu, qu'a fait l'État ? Au lieu de laisser le libre marché faire face à la situation, les représentants de l'État, partout dans le monde, ont pris des décisions contraignantes, variables selon les pays.

    Voyons ce qui s'est passé en France.

    L'État français a décidé un confinement général pour la population, en mars 2020, avec certaines exceptions. Les gestes-barrières (port du masque, distanciation physique, lavage régulier des mains) ont été imposés à la population. Les règles ont évolué avec le temps, elles se sont assouplies pendant l'été 2020, puis le reconfinement a été décrété le 28 octobre 2020. La population a été soumise à un couvre-feu, à 18 h, 19 h, 21 h ou 23 h, selon les périodes.

    L'efficacité des traitements alternatifs proposés par certains (hydroxychloroquine + azithromycine, ivermectine, artémisia, zinc, vitamines C et D, ...) a été niée, sur la base d'études (une partie significative d'entre elles étant effectuées par des personnes en conflit d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique), soit à charge (comme la fameuse étude frauduleuse du Lancet), soit ne permettant pas de conclure (effectifs insuffisants, procédures non rigoureuses, données non fiables, ...).
    Quel est le rapport entre ce qui précède et l'objet du présent article (pointer du doigt le recours à la contrainte, par l'État) ? C'est que l'État impose son point de vue sur deux questions.

    1. Quelles sont les bonnes études, qu'il faut retenir, et quelles sont les mauvaises, qu'il faut écarter ?
      C'est sur la base de l'étude dite du "Lancet Gate" (publiée le 22 mai 2020) que le ministre de la Santé et son équipe se sont appuyés pour interdire le recours, par les médecins, à l'hydroxychloroquine, et ils n'ont pas annulé leur décision lorsque ladite étude a été contestée puis retirée (4 juin 2020).
    2. Quelle est la "norme" en matière de traitement ?
      Il a été reproché (notamment par le ministère de la Santé et ses conseillers) au Pr Didier Raoult et à  ses équipes de l'IHU de Marseille de ne pas avoir fait d'étude randomisée, conforme aux règles prônées par certains, pour prouver l'efficacité de son traitement (administration la plus précoce possible d'hydroxychloroquine et azithromycine). Soit. Mais comment mesurer cette efficacité ? En la comparant à l'efficacité de quel traitement de référence ? Il me semble que ce traitement de référence a été arbitrairement fixé par l'État : renvoyer les personnes symptomatiques chez elles avec du Doliprane en leur demandant d'aller aux urgences en cas d'apparition de difficultés respiratoires. À quel titre l'État a-t-il imposé cette norme ? Pourquoi n'a-t-il pas inversé la charge de la preuve, en s'obligeant à prouver que son traitement était plus efficace que ceux proposés par d'autres ?

     
    La vaccination a été imposée à certaines catégories de professionnels, à compter du 15 septembre 2021, notamment pour les sapeurs-pompiers ou dans le secteur de la santé, aussi bien pour les salariés (sous peine de voir leur emploi et leur salaire suspendus) que les libéraux.

    À Syndicatho, nous ne prétendons pas connaître LA vérité, nous n'avons aucune compétence pour affirmer que tel traitement serait plus approprié que tel autre. Nous sommes cependant convaincus que le moyen le plus efficace de régler cette crise sanitaire, c'est de respecter les principes de la DSÉ et, donc, de remplacer la contrainte étatique par le libre marché. La DSÉ est très claire, quant aux conséquences du refus de respecter lesdits principes. Par exemple, dans l'expression du principe de subsidiarité : " De même qu'on ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s'acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice, en même temps que troubler d'une manière très dommageable l'ordre social, que de retirer aux groupements d'ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d'un rang plus élevé, les fonctions qu'ils sont en mesure de remplir eux-mêmes " (Comp., 186).

    Thierry Jallas, président de Syndicatho.

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